Résidence d’artiste aux jardins de

Grand Métis.

 

      Mi août -mi septembre 2015


L’intention initiale du projet était d’effectuer une recherche et création en vue d’une production visuelle, sur les transformations paysagères de 7 lieux majeurs et mythiques  de Grand Métis,  dont la propriété Reford constitue le cœur.  Pour ce faire il s’agissait  à partir de photographies anciennes de la collection Reford, de retrouver les mêmes points de vue actuellement, puis d’expérimenter sur la manière d’évoquer ces transformations paysagères dans une production visuelle originale.


La première partie du séjour fut donc consacrée aux choix des photos anciennes, au repérage sur cartes et sur terrain de ces anciennes prises de vues. Je n’ai pas tardé à m’apercevoir que dans plusieurs cas on ne pouvait plus avoir les mêmes points de vue en raison de la transformation même des paysages : éboulements, nouvelles friches forestières bloquant les anciens points de vue notamment.


Dans un deuxième temps  il m’a donc fallu  me recentrer sur mes objectifs de départ et

repenser le projet initial . Comment le reformuler pour en conserver les principaux fondements ?  A cet égard  les mots clefs de l’investigation demeurent : confrontation passé présent, traces, mémoire visuelle des lieux, auxquels s’ajoute actuellement une nouvelle dimension : celle de la présence du sonore à partir du vécu des anciens sur les lieux.


En effet apprenant que plusieurs personnes de Grand Métis ont vécu sur les sites d’investigation autrefois avec parents et familles, j’ai pensé qu’une des manières les  plus intéressante de faire revivre le passé, serait de les rencontrer et d’enregistrer leurs souvenirs. Leur présence présente en effet une opportunité de posséder des témoignages tout à fait uniques.  Ainsi pourrait-on présenter les vues anciennes et actuelles en montages numériques et entendre les voix de ceux qui les ont bien connus. A défaut des voix, les enregistrements retranscrits pourraient être également présentés en parallèle à la production visuelle. 


J’ai donc effectué plusieurs entrevues. L’expérience a été des plus enrichissante et j’ai souvent été émue  en recevant ces souvenirs  sur le «Paysage Vécu »


Je tiens à exprimer ici ma gratitude à toute l’équipe des jardins de Métis pour son support durant  cette fructueuse résidence, ainsi qu’aux personnes qui ont généreusement accepté de me rencontrer pour parler de leur vécu sur mes lieux d’investigation.


J’ai bien sûr par ailleurs pris de nombreuses photos sur les sites à l’étude en tenant compte des états de lumière et du mouvement des marées qui dans de nombreux cas transforment totalement le paysage. 


Le territoire faisant l’objet des recherches et prises de vues  couvre les lieux les plus représentatifs de la diversité et des caractéristiques paysagères de Grand-Métis, soit :

Le pont Bergeron, l’ensemble de la propriété Reford dont l’embouchure de la rivière Mitis, la pointe du quai et ses installations industrielles successives, les jardins, l’ancien faubourg de Grand-Métis, et hors secteur, le site du cimetière marin et celui du phare, lieux mythiques par excellence pour tous les Métissiens. Voir les photos suivantes.