Post Mortem

 

21 janvier 2015


La maison d’en face, celle qui durant de longues années sollicitait mon regard au lever et au coucher du jour vient de disparaitre. Il y a longtemps déjà que les voix et les rires  ne l’animaient plus et ue la vie qu’elle a si longtemps favorisée et abritée s’ était retirée et ne l’animait plus.


Son  provoquant style bâtard, ses fenêtres en saillie sur façade de vielles pierres, sa haute charpente pentue témoignage d’un savoir faire perdu,  ne dataient pas d’hier, mais le dernier propriétaire y était totalement indifférent.


Vestige du quartier d’antan de «Côte des Neige », il y a belle lurette que les pigeons et les écureuils avaient élus domicile dans sa toiture. Je les voyais s’infiltrer entre gouttières et  solives  de plus en plus soulevées au fil des saisons.


Cette agonie a duré 20 ans, puis la maison si solide et résistante, si représentative d’une autre époque,  a fini par céder et mourir faute de raison d’être , de soins et d’amour. De nouveaux propriétaires l’ont achetée, pour la détruire et pour reconstruire…devinez quoi ?