Mémoire. production en cours .

 
 

Parmi les 7 lieux mythiques explorés visuellement sur le territoire de grand Métis lors d’une résidence d’artiste,  le Cimetière Marin m’a par toutes ses qualités sensorielles  et ses résonances émotionnelles profondément envoutée.


Situé sur une longue pointe rocheuse que la mer couvre et découvre au rythme du mouvement des marées, il en est séparé tel un jardin «Hortus Conclusus»  par une rangée  de conifères odorants. De l’intérieur, à marée haute on entend le mouvement des vagues, à marée montante ou descendante ce sont des clapotis d’eau. Le vent du large y transporte ses odeurs salines. Petit jardin secret, la grande nature y est pourtant omniprésente.


Lieux de mémoire il a accueilli non seulement les anciens métissiens, mais aussi de nombreux marins péris au large au cours de nombreux naufrages. Ses stèles de marbres blancs sont fleuries de pastilles de mousses oranges, vertes ou grises sur leurs faces marines.  Elles sont parfois finement décorées de motifs parlant d’amour.


Comme le raconte les anciens de Métis tout le monde n’avait pas l’argent de se payer une tombes et nombreuses sont les pierres  sur le sol à moitié recouvertes d’herbes folles, avec parfois un nom encore apparent ou les mots «Père, ou à  la mémoire de» demeurent encore perceptibles. Il y a aussi  deux vielles stèles de bois qui tiennent chacune grâce à un bâton support, et qui côte a côte semblent parler d’un couple que ni les intempéries, ni le temps qui passe ne semblent jamais pouvoir séparer.


La production de photos et montages numériques présentés ici constitue un témoignage visuel de la magie des lieux et de leur indicible sérénité.

 

27 avril 2016